Dans le métier de photographe le simple fait de marcher avec notre équipement seul dans la rue la nuit, nous met en danger, aussi bien à la sortie d’un stade remplis de gars saouls, que lors d’ une manifestation comme celle de dimanche.
Deux de mes collègues, Robert Skinner de la Presse et Pascal Gérard de TVA, ont été tabassés et volés par des émeutiers, non pas pour se venger d’ un système, d’ une injustice, ou par peur d’ être vus à la tv, mais un peu plus à cause que c’ était facile et sans risque de se faire pogner.
J’ ai souvent remarqué que quand il fait sombre, que les autorités sont débordés, que les policiers sont ailleurs ou absents, que tout le monde est couchés, il y a soudainement des individus qui sont près à montrer leurs courages, comme si c’ était glorieux de commettre un vol, de mettre le feu, de tabasser des innocents …Vous connaissez le proverbe: Quand le chat est parti les souris dansent, et bien ça dansait partout dimanche et maudit qu’ il faisait noir.
La peur de se faire pogner, bien plus que la conscience morale, est souvent se qui empêche les gens de commettre des crimes, de fumer des joints en public, de voler des chars, de faire un hold up…etc..Et quand un secteur complet se retrouve sans danger de se faire pogner , et bien on assiste à un bordel complet de courageux qui ose enfin se lâcher lousse, c’ est dans la nature humaine, c’ est comme ca partout dans le monde, l’ occasion fait le larron…



Superbe! Les photos, pas la situation…
Et merci à Neil Obstat de m’avoir indiqué le chemin vers ici!
Nouvelle sur Belz “Homme en colère”.: http://raymondviger.wordpress.com/2008/08/24/freddy-alberto-pipo-villanueva-montreal-nord-gang-de-rue-brutalite-policiere/#comment-22329
*Autre nouvelle sur le défunt Belz “Homme en colère”.:
http://www.nationspresse.info/?p=4595#comment-14917